18 février 1973 – Une Alouette III à l’assaut des sommets africains


Dans un article intitulé « 18th February 1973″ le site Internet « This Day in Aviation » salue l’exploit de deux pilotes français qui, à bord de leur machine, se sont posés sur les deux plus hauts sommets d’Afrique à trois jours d’intervalle…

 « Le 8 février 1973, Daniel Bouchard et Didier Potelle, pilotes de la société Aérospatiale, ont posé leur hélicoptère SA 319B Alouette III, similaire à celui sur la photographie ci-dessus, sur le sommet du mont Kilimandjaro, à 5 895 mètres d’altitude (soit 19,341 pieds). La température de l’air était de – 6° Celsius (+ 22°Farenheit). Au décollage depuis le sommet, la masse totale de l’hélicoptère était de 1 660 kilogrammes (3,439 livres). Trois jours plus tard, Bouchard et Potelle atterrissaient au sommet du mont Kenya, la deuxième plus haute montagne d’Afrique, culminant à 5 199 mètres (17,057 pieds).

Le Kilimandjaro (crédit : DR)

Cet hélicoptère est extrêmement efficace à haute altitude et il est largement utilisé dans les Alpes, les Rocheuses canadiennes et l’Himalaya. Le SA 319B est un développement de l’ancienne SA 316B. Il s’agit d’un hélicoptère léger monomoteur à sept places, mis en œuvre par un ou deux pilotes.

Le fuselage de l’hélicoptère mesure 10,175 mètres (33 pieds, 4,6 pouces) de longueur et le diamètre du rotor principal est de 11,020 mètres (36 pieds, 1,9 pouce). Il a une hauteur de 3 mètres (9 pieds, 10,1 pouces).

Le rotor principal articulé anime trois pales selon la pratique française, en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre, vue de dessus (la pale avançante se trouve sur le côté gauche de l’hélicoptère.) Le régime du rotor principal est de 353,2 t/mn. à 100 %. En autorotation, il peut fonctionner dans une plage de 270 à 420 t/mn. Un rotor de queue à trois pales est monté sur le côté droit de la poutrelle de queue en configuration poussoir. Il tourne dans le sens des aiguilles d’une montre à partir du côté gauche de l’hélicoptère (la pale avançante se trouve sous la poutrelle de queue.) Le rotor de queue a un diamètre de 1,912 mètre (6 pieds, 3,228 pouces). La vitesse du rotor de queue est de 2,001 t/mn.

L’Aérospatiale SA 319B Alouette III, illustration en trois vues avec dimensions (Aérospatiale)

L’Alouette III a une masse à vide approximative de 1 122 kilogrammes (2 474 livres), selon l’équipement installé, et la masse maximale certifiée au décollage est de 2 200 kilogrammes (4 850 livres).

Le SA 319B est propulsé par un turbomoteur Turboméca Astazou XIV, capable de produire 870 chevaux sur arbre, mais réduit à 660 chevaux sur arbre. Cela donne une puissance nominale de 90 chevaux de plus que le moteur Artouste IIIB de l’hélicoptère précédent. Le moteur tourne à 33 500 t/mn à 100 % N1.

À sa masse maximale, la SA 316B Alouette III a une vitesse de croisière de 185 kilomètres à l’heure (100 nœuds, ou 115 milles à l’heure), et une vitesse maximale (VNE) de 210 kilomètres à l’heure (113 nœuds, 130 milles à l’heure), les deux au niveau de la mer. Son rayon d’action est de 470 kilomètres (254 milles marins, 292 milles terrestres), et le plafond de service est de 6 000 mètres (19 685 pieds).

L’Aérospatiale SA 319B Alouette III est très répandue dans les zones montagneuses (Elisabeth Klimesch/Wikimedia)

Comme pour tous les hélicoptères, le plafond stationnaire de l’Alouette III varie en fonction de son poids. À la masse maximale, le plafond stationnaire en effet de sol (HIGE) est de 1 650 mètres (5 413 pieds) et hors effet de sol (HOGE), à seulement 100 mètres (328 pieds), MSL. À un poids brut réduit de 1 750 kilogrammes (3 858 livres), la HIGE passe à 5 500 mètres (1 8445 pieds) et la HOGE, à 1 650 mètres (5 413 pieds). Avec les mêmes masses, le taux de montée de l’hélicoptère varie de 4,3 mètres par seconde à 8,7 mètres par seconde (846 à 1 713 pieds par minute).

Le Kilimandjaro est un stratovolcan éteint d’Afrique. C’est la plus haute montagne indépendante du monde. Le mont Kenya également un volcan éteint. Son sommet est le bouchon volcanique d’un stratovolcan qui était probablement deux fois plus haut que le mont Kilimandjaro. »

Traduit de l’anglais par Bernard AMRHEIN


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