22 et 23 décembre 1972 – Le sauvetage des rescapés du “Miracle de la Cordillère des Andes”


Le vendredi 13 octobre 1972, le Fairchild-Hiller FH-227 assurant le vol 571 de la Fuerza Aérea Uruguaya (FAU 571) s’écrase dans la cordillère des Andes dans le département argentin de Malargüe. Sur les 40 passagers et les cinq membres d’équipage, 17 meurent lors du crash ou dans les 24 heures après l’écrasement et 12 autres dans les deux mois suivants, dont huit dans une avalanche.

Ayant appris grâce à une radio que les recherches avaient été abandonnées et isolés sans nourriture à 3 600 m d’altitude, dans des conditions climatiques difficiles, les survivants se résolvent à manger les corps des passagers décédés, conservés par le froid. Pour ainsi dire condamnés à se sauver par eux-mêmes, Fernando Parrado et Roberto Canessa, parviennent, au terme d’un périple de dix jours, à rejoindre une vallée et à contacter un cavalier. Le vendredi 22 et le samedi 23 décembre, plus de deux mois après l’accident, les secours récupèrent enfin les 16 survivants.

Aujourd’hui, Pilote de montagne (PDM) revient sur le calvaire des victimes de ce que l’on appellera, par la suite, le « miracle de la cordillère des Andes »

PRÉLUDE

Le jeudi 12 octobre 1972, le Fairchild-Hiller FH-227 de la Force aérienne uruguayenne immatriculé 571 quitte l’aéroport international de Carrasco, à Montevideo (Uruguay), pour rejoindre l’Aéroport international Arturo-Merino-Benítez, à Santiago-du-Chili. À son bord se trouvent principalement des joueurs de rugby à XV de l’équipe des “Old Christians” de Montevideo devant disputer un match au Chili, ainsi que des parents et des amis des joueurs.

Malgré la modernité de l’appareil et l’expérience du pilote, qui a déjà survolé les Andes à de multiples reprises, le vol débute sous de mauvais auspices puisque des conditions météorologiques le contraignent à se poser pour passer la nuit à Mendoza, en Argentine.

Le FAU 571 au départ de Montevideo

ERREUR DE NAV

Le lendemain, vendredi 13 octobre 1972, le colonel Julio Ferradas, pilote de l’appareil (qui, soit dit en passant, n’est pas superstitieux…), choisit de traverser la cordillère des Andes au passage du Planchón, au sud de Mendoza (Argentine). Ensuite, l’avion doit faire route au nord pour rejoindre Santiago-du-Chili. Les conditions météorologiques sont tout à fait acceptables, même si le survol des Andes constitue toujours un exercice délicat. Effectivement, dès les premiers cols franchis, l’avion est secoué par d’énormes trous d’air et un vent violent. Croyant avoir franchi entièrement le passage dans les nuages, le copilote avertit la tour de contrôle de Santiago qu’il se trouve au-dessus de Curicó et qu’il va virer pour amorcer sa descente.

Les nuages empêchent toute visibilité mais le pilote maintient le cap et amorce la descente après 35 minutes de vol. Malheureusement, un fort vent contraire a ralenti l’avion, abusant le pilote qui amorce sa descente trop tôt. Lorsque le Fairchild sort de la couche nuageuse, c’est pour se retrouver au milieu des sommets enneigés…

L’impact est inévitable et déchire l’avion en deux. L’arrière se désintègre, envoyant les passagers de queue vers une mort certaine. L’aile gauche est à son tour arrachée lors d’une collision avec un second sommet. Cependant, un miracle se produit car l’avant du fuselage glisse sur un glacier, à 3 600 m d’altitude et s’immobilise violemment après plusieurs centaines de mètres. L’avion s’est crashé dans une zone reculée du département de Malargüe située à proximité de la frontière entre l’Argentine et le Chili (coordonnées : 34° 45′ 54″ sud, 70° 17′ 11″ ouest).

Le synoptique du crash en cinq épisodes

APRÈS L’IMPACT…

Totalement inattendu, cet impact prend l’équipage et les passagers au dépourvu car ils sont bloqués dans le froid et dans la neige. Immédiatement, deux étudiants en première et en deuxième année de médecine, aidés d’une infirmière, tentent de prodiguer les premiers secours, au milieu des cris, du sang et du vent glacial qui s’engouffre dans la carlingue déchiquetée. Parmi les victimes se trouvent les pilotes, écrasés lors du choc contre le monticule de neige ayant stoppé la folle glissade de l’appareil. La radio est hors d’usage.

Les survivants sont en chemise ou en robe d’été alors que la nuit tombe, annonciatrice d’une température pouvant descendre jusqu’à – 20 ou – 30° degrés. Quelques-uns ont heureusement la présence d’esprit de vider les valises pour s’enfiler des couches de tee-shirts et dresser, avec les bagages, un mur dérisoire pour combler le trou béant dans le fuselage de l’appareil.

La première nuit est un cauchemar dans un froid glacial alors que le vent hurle avec, pour seul écho, le râle des blessés. Plusieurs d’entre eux n’y survivront pas et leurs corps inanimés iront rejoindre le cimetière improvisé à côté de l’épave.

LE LENDEMAIN…

Au petit matin du samedi 14 octobre, les 28 survivants, s’organisent. Rapidement, apparaît un problème, et de taille celui-là : devant atterrir le jour même à Santiago-du-Chili, les réserves en nourriture sont très limitées. Il faut donc se rationner en attendant les secours, procéder à l’aménagement de la carlingue, à la répartition des vêtements sortis des valises ainsi qu’à une sommaire exploration des alentours de l’épave. Malheureusement, celle-ci est perdue au milieu d’un cirque blanc cerné de hauts sommets. La respiration est difficile, le froid terrible dès que le soleil se couche, ceux qui ont eu l’occasion de côtoyer la haute montagne estiment leur altitude à près de 4 000 mètres.

S’agissant d’une équipe de rugby, les leaders naturels (Roberto Canessa et Gustavo Zerbino, les deux étudiants en médecine, le charismatique Fernando Parrado, Marcelo Pérez, le capitaine, ou encore Liliana Methol, l’indispensable infirmière…) prennent rapidement les choses en main. Ils ont beau être des jeunes gens de bonne famille, ce sont avant tout des jeunes gens combattifs, résistants à la douleur, courageux, ingénieux, habitués à l’adversité, même si celle-ci est d’un genre nouveau…

Au troisième jour, le soleil fait enfin son apparition, redonnant un peu de baume au cœur des rescapés qui scrutent le ciel, espérant avec le retour du ciel bleu, que les secours envoyés à leur recherche se manifestent enfin. Les sauveteurs connaissent forcément la route empruntée par l’avion, qui était proche de sa destination. Tous les espoirs sont donc permis. Mais le soleil se couche à nouveau, laissant la place au froid et au doute.

S’ORGANISER…

Les rescapés tentent, mais sans succès, de réparer la radio, aménagent tant bien que mal leur maigre espace de vie, les plus résistants organisent même une mission d’exploration vite avortée tant l’immensité blanche est sans fin, seulement entrecoupée de sommets tutoyant le ciel.

Les jours passent, sans qu’aucun avion n’apparaisse alors que les maigres provisions, pourtant rationnées, s’épuisent. Certes, l’eau ne manque pas, il suffit de faire fondre la neige, mais la faim se fait de plus en plus sentir et, déjà, les forces des plus faibles déclinent. Au dixième jour, le dernier carré de chocolat n’est plus qu’un lointain souvenir…

La queue de l’appareil est retrouvée lors d’une mission d’exploration et, à l’intérieur, au milieu des cadavres de coéquipiers, on trouve une petite radio. Malheureusement les survivants apprennent, en l’écoutant, qu’en désespoir de cause les recherches pour retrouver le vol 571 ont été interrompues par les autorités.

Ayant trouvé un appareil photo dans la queue de l’avion située à 2 km de l’épave, Parrado prend des clichés de la vie quotidienne des survivants autour de l’épave.

La survie s’organise, tant bien que mal…

SURVIVRE…

Ayant épuisé leurs maigres réserves de nourriture, les survivants essayent de manger les bandes de revêtement arrachées aux bagages mais le traitement chimique du cuir les rend non comestible. Ils déchirent les coussins dans l’espoir d’y trouver de la paille mais n’y trouvent que de la mousse de remplissage.

Malheureusement le pire est encore à venir. En effet, le dimanche 29 octobre, en pleine nuit, une avalanche recouvre totalement l’avion et fait huit nouvelles victimes, dont Pérez, le vaillant capitaine. Il faut dégager la neige, rendre un hommage supplémentaire aux nouveaux disparus, réaménager tant bien que mal l’habitacle et, de nouveau, voir les jours s’égrener en espérant un impossible miracle.

Tenaillés par une faim insupportable et une envie de vivre intacte, plusieurs survivants envisagent alors l’un des pires tabous de l’humanité : se nourrir de chair humaine. Parmi ces rescapés, majoritairement catholiques, le débat est houleux. Il faudra toute la persuasion de quelques-uns, notamment de Nando Parrado et de Pancho Delgado, sans omettre l’aide de la faim, qui ronge les entrailles, pour que le petit groupe se résolve enfin au pire. Pour survivre, il va falloir manger le corps du pilote qui a été conservé par le froid.

Plusieurs autres survivants ont d’ailleurs eu la même idée. Roberto Cannessa, l’étudiant en médecine, montre à ses compagnons d’infortune comment découper méthodiquement le corps, avec des éclats de hublot ou des lames de rasoir. Après le cadavre du pilote, ils mangent la chair de leurs amis morts.

SEULS SUR TERRE…

Les jours et les semaines passent dans une sinistre monotonie, seulement entrecoupée par le décès des plus faibles, des blessés, des malchanceux (en particulier Liliana, l’infirmière emportée par une tempête de neige). Le seul point positif est l’arrivée de décembre, qui correspond à l’été austral et à une température moins glaciale.

Il n’y aura pas de secours, pas de miracle, la carlingue de l’avion est désespérément blanche et la croix dessinée à l’aide de valises invisible des rares avions qui passent trop haut dans le ciel dérisoire. Attendre encore, c’est aller vers une mort certaine…

Dès les premiers jours, certains ont proposé de partir à la recherche des secours et des expéditions limitées ont été organisées autour de l’appareil. Cependant, l’altitude, le froid, la malnutrition et l’ophtalmie des neiges empêchent toute entreprise de grande ampleur. Il est finalement décidé qu’un petit groupe parte chercher les secours avec les vêtements les plus chauds et de la nourriture, sous forme de chair congelée prélevée sur plusieurs corps.

Nando Parrado, Roberto Canessa et Antonio Vizintin, les meilleurs grimpeurs, décident de tenter une mission de secours particulièrement risquée : traverser la cordillère vers l’ouest, en direction du Chili, en espérant que la terre promise ne soit pas trop éloignée. Pour tout équipement ils disposent de chaussures de rugby, de couches de chaussettes, de jeans et de pulls ainsi que d’une bâche trouvée dans la soute à l’emploi inconnu, mais d’une redoutable efficacité en matière d’isolation thermique les nuits venues. Épuisé, boitant, Vizintin doit rapidement se résoudre à rebrousser chemin, pour un retour tout aussi périlleux, seul, affaibli et sans l’indispensable bâche. À l’image de ces joueurs de rugby d’antan refusant de quitter le terrain quelle que soit la gravité de leur blessure, il réussit à rejoindre l’avion.

Les sommets succèdent aux sommets. Malgré le froid, le vent, la faim, la fatigue et toujours ces blanches immensités aveuglantes se dressant en permanence devant eux, Nando et Canessa avancent. Ils marchent depuis huit jours, les pieds gelés, les jambes dévorées par les crampes, le souffle court. Il leur faut toute l’énergie d’hommes robustes, l’inconscience de leur jeunesse, la rage d’un rugbyman haïssant la défaite pour qu’enfin les cimes semblent moins hautes, pour qu’enfin la neige paraisse refluer, pour qu’une vallée se dessine enfin.

Ils descendent, un cours d’eau les accompagne, de la végétation, et bientôt des cultures, apparaissent. Ils sont sauvés. Un paysan, Sergio Catalán, voit soudainement deux hommes, maigres, le visage dévoré par une barbe hirsute, se dresser de l’autre côté du Rio Azufre, devenu rivière. Fernando Parrado et Roberto Canessa ont rejoint le monde des hommes, mais au prix de quels efforts !

LES RECHERCHES

Le jour du crash, le Service chilien de recherche et de sauvetage aérien (Search And Rescue [SAR]) avait immédiatement été informé de la disparition de l’appareil. Quatre avions ont effectué des recherches tout l’après-midi du 13 octobre, et ce jusqu’à la nuit tombée. La nouvelle de la disparition du Vol 571 a été diffusée dans les médias uruguayens vers 18 h 00. Les officiers chiliens du SAR ont veillé les fréquences radio et, faute d’appel au secours, en ont conclu que l’appareil avait atterri dans l’une des zones les plus éloignées et inaccessibles des Andes. Ils ont informé le Cuerpo de Socorro Andino (CSA)[1] de Chile.

Rétrospectivement, on s’aperçoit que l’appareil s’est écrasé à environ 21 km (13 miles) de l’hôtel Termas, une station thermale abandonnée et des sources thermales qui auraient pu fournir un abri de fortune. Le deuxième jour, onze avions argentins, chiliens et uruguayens ont recherché l’appareil, parfois en volant tout près de sa position. Les survivants ont essayé d’utiliser du rouge à lèvres récupéré dans leurs bagages pour inscrire les lettres SOS sur le toit de l’avion, mais ont abandonné par manque de produit.

Les rescapés ont vu trois avions survoler la zone, mais ils n’ont pas pu attirer leur attention, et aucun des sauveteurs n’a vu le fuselage blanc sur fond de neige. Les conditions difficiles ont donné aux chercheurs peu d’espoir de retrouver quelqu’un vivant. Les recherches ont donc été abandonnées au bout de huit jours. Le samedi 21 octobre, après 142 heures et 30 minutes de recherche, les responsables des recherches ont conclu qu’il n’y avait aucun espoir de retrouver des survivants. Ils espéraient retrouver les corps en été (décembre dans l’hémisphère sud) quand la neige aurait fondu.

LE SAUVETAGE

Fernando Parrado, Roberto Canessa  et Sergio Catalán (1974)

Grâce à Fernando Parrado et à Roberto Canessa, une expédition de secours est immédiatement organisée par les autorités chiliennes, avec les deux héros qui ont insisté farouchement pour en être afin de guider les sauveteurs jusqu’au lieu du crash.

Le dimanche 22 décembre deux hélicoptères de la Fuerza Aérea de Chile, guidés par Parrado, se posent à proximité de l’avion déchiqueté, 68 jours après l’accident, mais ils ne peuvent embarquer que six survivants par manque de temps.

Les autres rescapés sont récupérés le lendemain matin et hospitalisés à Santiago-du-Chili afin d’être soignés pour gelures, malnutrition, déshydratation, scorbut et mal aigu des montagnes.

Les secours retournent finalement sur place avec un prêtre pour inhumer les corps à 80 m de l’avion dont les restes sont incendiés.

L’un des deux Bell UH-1H Iroquois (“Huey”) lors du sauvetage de décembre 1972

ANTROPOPHAGIE

Ayant raconté à leurs sauveteurs la manière dont ils ont survécu, les 16 rescapés nient en public les rumeurs d’anthropophagie, jusqu’à l’organisation d’une conférence de presse au cours de laquelle l’un d’eux, Pancho Dalgado, emploie la métaphore de la communion, le dernier repas du Christ, pour justifier leur acte.

Cette « défense par la communion » se fait moins par conviction religieuse que par souci de se justifier. Cette transgression exceptionnelle d’un tabou alimentaire est en effet vue comme un péché, mais le pape Paul VI les absout.

LES VICTIMES[2]

Membres d’équipage

  • Fernando Parrado et Roberto Canessa avec Sergio Catalán derrière eux, 1974.
  • Colonel Julio Ferrádas, pilote (mort dans l’écrasement).
  • Lieutenant-colonel Dante Lagurara, copilote (mort la première nuit).
  • Lieutenant Ramón Martínez, navigateur (mort dans l’écrasement).
  • Sergent Carlos Roque, mécanicien (mort dans l’avalanche).
  • Sergent Ovidio Joaquín Ramírez, steward (mort dans l’écrasement).

Passagers

Les astérisques indiquent les membres de l’équipe de rugby à XV.

La découverte des derniers survivants

Survivants

  • José Pedro Algorta
  • Roberto Canessa*
  • Alfredo Delgado
  • Daniel Fernández
  • Roberto Francois
  • Roy Harley*
  • José Luis Inciarte
  • Álvaro Mangino
  • Javier Methol
  • Carlos Páez Rodríguez
  • Fernando Parrado*
  • Ramón Sabella
  • Adolfo “Fito” Strauch
  • Eduardo Strauch
  • Antonio “Tintin” Vizintín*
  • Gustavo Zerbino*

Mort dans l’écrasement ou peu après

  • Gastón Costemalle*
  • Alexis Hounié*
  • Guido Magri*
  • Daniel Shaw*
  • Carlos Valeta
  • Francisco Nicola
  • Esther Horta Pérez de Nicola
  • Eugenia Dolgay Diedug de Parrado
  • Fernándo Vázquez

Mort la première nuit

  • Francisco Abal*
  • Felipe Maquirriain
  • Julio Martínez-Lamas*

Mort le deuxième jour

  • Graciela Augusto Gumila de Mariani

Mort le huitième jour

  • Susana Parrado

Mort dans l’avalanche le 16e jour

  • Daniel Maspons*
  • Juan Carlos Menéndez
  • Liliana Navarro Petraglia de Methol
  • Gustavo Nicolich*
  • Marcelo Pérez*, capitaine de l’équipe de rugby à XV
  • Enrique Platero*
  • Sgt. Carlos Roque
  • Diego Storm

Mort par la suite

  • Arturo Nogueira* (34e jour)
  • Rafael Echavarren (37e jour)
  • Numa Turcatti (60e jour)

CULTURE POPULAIRE

  • Un musée est consacré à la catastrophe à Montévidéo.
  • L’accident a inspiré le film mexicain Supervivientes de los Andes (Survive! (en) en anglais), réalisé par René Cardona Sr. en 1976, et basé sur le livre de Clay Blair Survive!
  • En 1993, Frank Marshall réalise Les Survivants, une adaptation du livre Les Survivants de Piers Paul Read (en).
  • En 2006, Fernando Parrado publie Miracle dans les Andes, donnant le premier témoignage écrit d’un survivant7.
  • L’histoire est également traitée dans différents documentaires :
  • Naufragés des Andes, réalisé par Gonzalo Arijón et qui obtient le Joris Ivens Award au festival international du film documentaire d’Amsterdam en 2007. Ce documentaire est un mélange de témoignages (principalement des survivants), d’images d’archives, et d’images de création librement inspirées des témoignages8.
  • En vie : survivre au crash des Andes, de Brad Osbourne (2010) 9,10. Dans ce film, il est notamment affirmé que sur les 78 Fairchild FH-227 alors produits, 33 se seraient écrasés et que ce type d’avion était notoirement sous motorisé.

ÉPILOGUE

Les leçons à tirer de ce crash sont multiples.

La première concerne les accidents d’aéronefs en montagne. En fait, les facteurs à prendre en compte sont si nombreux qu’un miracle n’est jamais à exclure, surtout si, en période hivernale, le manteau neigeux est épais. Si la carlingue de l’appareil n’impacte pas directement, il est possible, dans certains cas, qu’il y ait des survivants comme, autre exemple, lors du crash du C-53 “Skytrooper” américain sur le glacier du Gauli (Suisse) le lundi 19 décembre 1946.

Partant de ce principe, les sauveteurs doivent donc poursuivre les recherches tant que l’épave et les débris de l’appareil ne sont pas localisés et clairement identifiés.

Enfin, il est impératif d’effectuer des recherches humaines in situ et dans un large périmètre afin de retrouver les survivants, rassembler les dépouilles mortelles et les évacuer pour identification et inhumation ou crémation en présence de leurs proches, des membres de leur famille et de leurs amis.

Très commenté, le crash du Vol 571 a également permis de mettre en lumière les conditions de la survie en conditions extrêmes et sur l’antropophagie en absence de toute autre nourriture… On s’imagine combien il en aura coûté à ces Chrétiens d’en arriver à ces extrémités.

Dès lors, est-il prudent d’évoluer en milieu montagneux, parfois enneigé, sans l’équipement nécessaire à la survie en milieu humide et par grand froid ? De même, est-il prudent d’entreprendre ces vols sans un minimum de nourriture pour tenir ne serait-ce qu’un ou deux jours, en attendant l’arrivée des secours ? Enfin, ne serait-il pas nécessaire de décoller avec un téléphone portable éteint, aux batteries bien pleines et bien protégé au fond d’une poche hermétiquement fermée, au cas où, voire de disposer, bien protégé au milieu des effets chauds dans son sac de survie, d’un appareil radio portable permettant d’appeler des secours plus lointains ?

Se poser toutes ces questions, c’est déjà y répondre…

Compilation de différentes sources réalisée par Bernard Amrhein


SOURCES

Internet

Film

Vidéos

Références


NOTES

[1] https://twitter.com/csa_chile et http://www.socorroandinochile.cl/

[2] Hommage aux victimes du Vol Fuerza Aerea Urugaya 571.

Previous 20 décembre 1964 - Inauguration officielle des liaisons Courchel-Megève-Méribel
Next Du 22 décembre 1956 au 3 janvier 1957 - Les derniers jours de Vincendon et Henry

No Comment

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code