4 février 1943 – Un bombardier britannique s’écrase en Haute-Tarentaise


Dans la nuit du 4 au 5 février 1943, un Avro Lancaster B Mk 1, codé DX-Q, serial ED 352, appartenant au 57th Squadron de la Royal Air Force (RAF), décolle de base de Scampton (Lincolnshire), en Angleterre, pour une mission de bombardement sur les installations industrielles de Turin (Italie).

Dans la nuit du 4 au 5 février, par très mauvaises conditions météorologiques, l’appareil s’écrase dans le massif de la Pointe de la Terrasse, face au hameau de Crêt Bettex, à une dizaine de kilomètres au nord de Bourg-Saint-Maurice (73/Savoie). Compte tenu de l’axe du vol de l’appareil, c’est probablement au retour de la mission que l’accident a lieu. À bord de l’appareil, le Fg Off (Flying Officer) Alister Franck Gray Ritch (pilote), le Sergeant Thomas Cosford (mécanicien), le Sergeant Denis George Busby (bombardier), le Sergeant Eric Atkins (navigateur), le Sergeant Douglas Mc Neil (radio), le Sergeant Eric Norman Perkins (mitrailleur), et le F/Sgt Ronald Shears (mitrailleur).

Les sept militaires trouvent la mort dans le crash de l’appareil.

Au printemps 1943, après la fonte des neiges, des recherches sont effectuées par les troupes italiennes d’occupation. Deux cadavres, puis trois, sont retrouvés au lieu-dit ‘La Terrasse’, dans un névé du ruisseau de Belleface. Les cinq corps sont descendus en ville, puis mis en bière par la Municipalité de Bourg-Saint-Maurice en présence de Monsieur Miedan, maire. Le 1er juillet 1943, les autorités italiennes réquisitionnent la municipalité de Bourg-Saint-Maurice afin de faire procéder à la fabrication de cercueils et au creusage de fosses en vue d’inhumer les corps de ces aviateurs.

Selon les témoignages, cinq dépouilles mortelles sont transportées par camion du hameau des Chapieux à Bourg-Saint-Maurice par les autorités italiennes. Elles sont inhumées au cimetière de Bourg-Saint-Maurice, le 5 juillet 1943, en présence de la municipalité, de l’adjudant de gendarmerie et d’officiers et de soldats italiens qui leur rendent les honneurs. D’après les sauveteurs, deux ou trois corps pourraient encore être ensevelis sous la neige à proximité du lieu de l’accident.

D’après d’autres témoignages recueillis au cours des années 1950, sept corps sont exhumés, puis placés dans six cercueils… et transférés au cimetière militaire britannique de Saint-Germain-au-Mont-d’Or (69/Rhône). Pour mémoire, les sept stèles indiquent un décès le 4 février, ce qui correspond à la date administrative du début de la mission…

Alors, mystère, qu’un de nos lecteurs assidus saura certainement résoudre : si les Italiens ont retrouvé cinq corps et que le cimetière militaire britannique de Saint Germain-au-Mont-d’Or compte bien sept sépultures et stèles, quand les deux corps manquants ont-ils été découverts ?

Bernard AMRHEIN


SOURCES

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