31 décembre 1964 – Deux chasseurs français se percutent au-dessus du massif de Mézenc. Accident ou phénomène paranormal ?


Le jeudi 31 décembre 1964, deux avions de chasse de l’armée de l’Air française se percutent en plein vol au-dessus du massif de Mézenc, dans les Cévennes. Cet accident aérien pourrait passer totalement inaperçu 58 ans après sa survenue s’il ne faisait pas partie d’une longue liste de faits analogues se déroulant dans une zone géographique bien délimitée, appelée « le Triangle de la Burle » et si certains témoins ne faisaient pas mention de phénomènes que la science humaine ne sait pas encore expliquer de manière rationnelle…

RÉCIT DU DRAME

Chaudeyrolles est un petit village perdu dans la forêt, non loin du mont d’Alambre. Vers neuf heures du matin, le garde champêtre, Monsieur Giraud, discute avec un riverain lorsque des bourdonnements s’invitent dans leur conversation.

Trois avions de chasse passent à basse altitude à l’horizon, entre le mont Mézenc et l’Alambre.

Soudain, c’est le drame, deux appareils se heurtent à une vitesse d’environ 800 km/h. Comme dans un mauvais film de guerre, d’action ou d’aventure, les deux appareils disparaissent derrière les collines, deux boules de feux rougeoient à l’horizon, deux bruits d’explosion puis, enfin, deux colonnes d’une fumée dense et noire s’élèvent vers le ciel…

DES CONDITIONS DIFFICILES

On alerte les brigades de gendarmerie voisines et certains habitants chaussent leurs skis pour rejoindre le point d’impact. Les plus courageux s’engagent sur les pentes du mont Mézenc, où l’on compte, par endroits, des couches d’un mètre de neige. Le vent d’hiver — la terrible burle — fouette les visages.

L’abbé Collard, curé de Chaudeyrolles, fait partie de la première colonne de secours. Il met près d’une heure trois-quarts pour atteindre les lieux du drame. « Pour comprendre les difficultés de l’ascension, la route, bloquée par la neige, interdit le passage à tout véhicule, explique-t-il à l’époque. À certains endroits, la couche de neige atteint plus d’un mètre ».

Les premières personnes à arriver près des dépouilles des malheureux pilotes sont des jeunes issus d’un groupe du petit séminaire de la Chartreuse, emmenés par l’abbé Régis Galambre, « aux sports d’hiver au pied de l’Alambre ». Ils arrivent très vite sur place, aidés par des ouvriers « occupés à réviser les installations du remonte-pente ».

LES PILOTES, TOUJOURS ATTACHÉS À LEUR SIÈGE

Au bout de deux longues heures de recherche, les premiers sauveteurs découvrent les épaves des deux appareils, échouées à 200 mètres l’une de l’autre, la première sur le plateau de La croix de Peccata, au-dessus du village des Estables, la seconde dans la forêt de Chaudeyrolles.

Sur place, les corps des deux pilotes sont retrouvés, toujours attachés à leur siège éjectable que, dans la violence du choc aérien, ils n’ont pas pu actionner. « Mais, s’ils sont apparemment intacts, leurs visages portent d’affreuses blessures qui les ont défigurés », rapporte un témoin présent sur place…

Les deux victimes sont le lieutenant Jacques Albert et le sergent-chef Guy Flamant, tous deux mariés et pères de deux enfants. Un parachute sera bien retrouvé, mais à moitié ouvert et à plus d’un kilomètre du point d’impact. Des morceaux des deux appareils se sont éparpillés sur plusieurs kilomètres et les débris calcinés tranchent avec le manteau neigeux recouvrant à ce moment-là l’ensemble du massif.

DES AVIONS CHARGÉS DE MUNITIONS

Des premières constations, on peut déduire que l’un des appareils a creusé sur le sommet une tranchée de plus de quinze mètres de long sur trois ou quatre de large. L’autre avion aurait glissé plus longtemps à flanc de montagne.

À l’aube du Nouvel An 1965, on apprend que les trois North American F-100 Super Sabre avaient décollé la veille, de la base de Lahr, dans le Bade-Würtenberg, en Allemagne du Sud, juste de l’autre côté du Rhin, et qu’ils devaient se rendre au sud de la Tunisie pour y effectuer des tirs d’entraînement. Pour remplir cette mission, ils étaient puissamment armés en roquettes air-sol et en munitions de mitrailleuse de 12,7 mm.

Une faible partie des munitions, éparpillées par la double explosion, est d’ailleurs récupérée dans la cour d’une ferme relativement éloignée du lieu de la catastrophe.

Le jour même de l’accident, mais également le lendemain, l’ensemble des secours, gendarmes et militaires appelés sur place, se mobilisent pour récupérer les débris et, surtout, les nombreuses munitions restantes. Ils se heurtent à des conditions météo très difficiles. La route jusqu’à La-Croix-de-Peccata étant inaccessible, c’est donc à la pelle que les hommes des Ponts et chaussées dégagent les passages les plus critiques pour permettre au chasse-neige, venu de Fay-sur-Lignon, d’ouvrir ensuite la route. Le vent et le brouillard compliquent la tâche des secouristes.

DES TÉMOIGNAGES TROUBLANTS

Dans un article publié le vendredi 3 avril 2020 et intitulé Le triangle de la burle, mythe ou vraie malédiction (1/2), Thierry Solano note que plusieurs dizaines d’accidents d’avion ont eu lieu, depuis 1943, entre l’est de la Haute-Loire et l’ouest de l’Ardèche … et que, dans le même laps de temps, on a pu observer quelques ovnis dans cette zone…

Le rédacteur de l’article mentionne, en introduction, l’accident du jeudi 31 décembre 1964 et ajoute : « Le lendemain, quelques journaux locaux titrent : ʺDeux morts dans le triangle mauditʺ. Un qualificatif que les lecteurs ont fini par connaître, à force d’accidents sur ce territoire menaçant, entre l’est de la Haute-Loire et l’ouest de l’Ardèche ». Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, près d’une trentaine d’aéronefs se sont écrasés sur les flancs du massif ou du mont Devès (1 417 m), à 40 kilomètres de là. Plus encore si l’on élargit la zone jusqu’à Saint-Privat-d’Allier, à l’ouest de la Haute-Loire. Mais ce n’est pas tout…

Le lendemain de l’accident des deux avions militaires, quelques villageois de la Haute-Loire et de l’Ardèche relatent d’étranges observations à la presse. La nuit précédente, au-dessus de la zone du crash, ils ont vu, ou cru voir, plusieurs sphères roses flotter dans le ciel… De l’attraction magnétique aux OVNIS en passant par les expériences militaires, les théories farfelues abondent. Ce genre de témoignages, qui va se multiplier au fil des décennies, accentue en tout cas le mystère du triangle de la Burle. Sur ces terres superstitieuses, on s’interroge autour d’une malédiction. Pourquoi autant d’accidents ? Question d’autant plus troublante que, dans les années 1980, plusieurs témoins font état de nouveaux crashes… et qu’on ne retrouve pas les carcasses des appareils disparus….

UNE INCROYABLE ACCUMULATION D’ACCIDENTS

Publié en 1987, Le triangle de la Burle, de Jean Peyrard, est repris par plusieurs émissions télévisées à sensation dans lesquelles on évoque l’influence d’une attraction magnétique, la présence d’OVNIS ou des expériences militaires, forcément secrètes. L’auteur fait état d’une quarantaine d’accidents inexpliqués, sans les mentionner tous. Entre Le-Puy-en-VelaySaint-Bauzille, dans le sud de l’Ardèche, et Saint-Félicien, dans le nord du département, on en compte bien une trentaine de crashes depuis les années 1940, dont certains ont beaucoup marqué les populations locales.

 

Le Triangle de la Burle

Située dans les Cévennes, au sud du massif Central, la Burle est une région montagneuse sauvage, peu peuplée, à l’environnement hostile, se trouvant. Elle détient également le triste record français des accidents d’avions inexpliqués. Bordé par le mont Pilat, le mont Mézenc et la ville du Puy-en-Velay, le Triangle de la Burle tire son nom du vent glacial qui souffle dans la région et provoque de fréquentes tempêtes de neige. Ces trois points formes un triangle mais certains articles précisent que tel ou tel accident n’a pas eu lieu à l’intérieur de ce triangle, mais à proximité…

Certains sommets culminent à 1 500 mètres d’altitude, ou plus, comme le mont Tonnerre (1 458 m), le Suc de la Lauzière (1 500 m), le mont Mézenc (1 753 m). Ce dernier un volcan éteint du massif Central surnommé « le géant des Cévennes ». En 1982, L’Éveil de la Haute-Loire, le journal local de la ville du Puy-en-Velay, parle d’un « triangle de la mort » où plus de 60 victimes sont décédées dans des accidents d’avion divers. Un certain nombre de ces incidents seraient accompagnés d’événements étranges et de ce que certains pensent être des observations d’OVNIS.

La longue liste des crashes d’avions du Triangle de la Burle commence par un avion militaire :

  • Le mercredi 3 novembre 1943, à Marcols-les-Eaux (Ardèche), un bombardier britannique Handley Page Halifax devant parachuter des armes aux résistants de la Drôme heurte le rocher de Bourboulas. Six des sept membres d’équipage décèdent dans l’accident. L’appareil a été pris dans un remous mystérieux et plus aucune commande ne répondait. Ce sont les propos du mitrailleur de queue, le seul rescapé du crash qui explique, effrayé, qu’il a ressenti une forte chaleur faisant place, soudain, à un froid glacial. Des témoins au sol voient le bombardier tomber en piqué avec tous ses feux de position allumés autour de lui (il était « entouré d’une multitude de petites lumières multicolores »). Pourtant, pour ce genre de mission derrière les lignes ennemies, les avions volaient de nuit tous feux éteints pour ne pas se faire repérer par les batteries de canons anti-aériens.

  • Le mercredi 1er novembre 1944, crash d’un Dakota C-47 dans le Massif du mont Pilat.
  • Le jeudi 13 mai 1948, à Saint-Bauzille (Ardèche), un peu avant 18 h 00, un petit avion de tourisme tombe foudroyé et s’écrase au lieu-dit Taillas, un endroit surnommé autrefois « terre des loups »… À l’intérieur… Katleen Kennedy Cavendish, la sœur du futur président des États-Unis, et son amant… De quoi alimenter le mythe d’une malédiction pesant sur la célèbre famille.

  • Le vendredi 12 Décembre 1952, un bimoteur s’écrase à quelques centaines de mètres du précédent crash de 1948…
  • Le jeudi 5 novembre 1963, deux Gloster Javelin FAW.9 britanniques se crashent. Les pilotes s’éjectent mais on ne les retrouvera jamais (information sensationnelle, mais à vérifier).
  • Le jeudi 5 novembre 1963, à Jaujac (Ardèche), un avion à réaction arrache plusieurs toits avant de répandre son carburant dans quelques habitations. Quatre riverains trouvent la mort dans ce drame. Les deux pilotes, qui s’étaient éjectés de leur appareil auparavant, sont indemnes.
  • Cette même année 1963 s’écrasent également un Gloster Meteor et un Lockheed F-104 Starfighter.
  • En 1965, deux F-104 Starfighter se heurtent au-dessus du Mézenc en plein vol, explosent et s’écrasent au lieu-dit « les dents du diable ». Les témoins affirment que les appareils étaient poursuivis par six petites boules rosâtres qui s’arrêtèrent au-dessus du point d’impact jusqu’à l’arrivée des secours. Elles furent donc visibles par tout le monde pendant une période assez longue.
  • Toujours en 1965, un avion d’entraînement Fouga CM-170 Magister percute le sol près d’Orcival. Il était survolé par « deux soucoupes volantes» distinctement vues par les sept premières personnes arrivées sur les lieux de l’accident.
  • Le lundi 18 mars 1968, un avion d’entraînement Fouga CM-170 Magister et un Dassault Mirage III C entrent en collision, de nuit, près de Saint Félicien.
  • Le jeudi 31 octobre 1968, un autre Fouga CM-170 Magister se crashe à trois kilomètres de Cros-de-Géorand. Les conditions météos étaient mauvaises (pluie et brouillard).

1969 est une année record dans le Triangle de la Burle. En effet :

  • Le lundi 23 Juin 1969, c’est un Jodel qui tombe d’un coup sans aucune explication.
  • Le lundi 12 août 1969, un nouvel avion s’écrase au col de Goudooze. Il était poursuivi par trois triangles lumineux. D’autres témoins mentionnent la présence d’un quatrième objet lumineux d’une autre forme. Plus tard dans la journée un Wassmer s’écrase à son tour. Il a tenté un atterrissage en catastrophe mais n’a pas eu le temps de réaliser la manœuvre. Et ce n’est pas terminé : un peu plus loin deux chasseurs en provenance de la base aérienne de Francazal se percutent en plein vol sans explication.
  • En septembre 1969, un avion à réaction s’écrase au sud du Béage, sur le Cros de Géorand (deux morts).
  • Après quelques semaines de répit un nouvel incident survient le vendredi 21 novembre 1969. Cette fois, heureusement, il n’y a pas de morts. Trois avions dont un Dassault Mystère IV connaissent diverses « pannes mystérieuses » alors que passent quatre « disques luisants et lumineux » au-dessus de Saint-Pierreville.
  • En avril 1970, un Dassault Mystère IV, poursuivi par des boules lumineuses très singulières, s’écrase près de La Terte.
  • Le jeudi 21 janvier 1971, le bimoteur Nord-Aviation N262 (n°44 F-RBOA de l’armée de l’Air) de la base aérienne de Villacoublay à destination de la base aérienne d’Orange. L’appareil transporte huit membres d’équipage, sept hauts responsables du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et six officiers d’état-­major devant inspecter l’usine nucléaire de Pierrelatte. Le pilote reçoit une clairance de l’ATC (Air Trafic Control) de Marseille pour descendre à 8 000 ft (pieds) jusqu’à Montélimar, puis à 5 000 ft jusqu’à Orange. N’ayant pas bien compris la consigne, l’équipage amorce immédiatement sa descente vers 5 000 ft et, dans des conditions météo exécrables, disparaît des écrans radar et s’écrase au lieu-dit des Hubertes, en bas du suc du Paradou, entre les cols de Mézilhac et des Quatre Vios.

L’épave est retrouvée 200 mètres sous le sommet et les 21 personnes à bord de l’appareil ont péri dans le crash. Le CEA est décimé…

L’organisation des secours

Immédiatement, l’alerte générale est lancée et mobilise trois hélicoptères et des dizaines de pompiers et de gendarmes. Ce n’est que vers la fin de l’après-midi que les premiers débris de l’appareil sont retrouvés. L’avion s’est écrasé contre un rocher, à environ trois kilomètres de Mézilhac.

Le lendemain, les autorités mobilisent de plus de 500 gendarmes et militaires, y compris des Chasseurs alpins, pour sécuriser le site et empêcher toute intrusion. Il s’agit alors moins de localiser les corps et de rassembler les effets personnels des victimes éparpillés dans la montagne que de tenter de récupérer les documents classés SECRET DÉFENSE que les passagers pouvaient transporter.

Dans les villages alentour, les langues se délient et certains témoins n’hésitent pas à faire mention d’une soucoupe volante en provenance du mont Mézenc et volant vers le Meygal. Malgré cela, l’enquête officielle conclut à un accident causé par le mauvais temps, ce qui encourage la diffusion des rumeurs d’attentat, voire même, d’un sabotage.

La présence d’un corps supplémentaire et inconnu entretient le mystère. S’agirait-il d’une nouvelle affaire Roswell à la française avec un crash ayant eu lieu en l’air entre un avion militaire et une soucoupe volante. Ce corps non identifié est-il celui d’un extraterrestre ? Toujours est-il qu’il n’est pas conduit à la chapelle ardente installée dans l’Hôtel de ville de Privas, comme c’est le cas de tous les autres corps.

Ainsi naît la fameuse légende du « huitième » passager, reprise au cinéma, en 1979, dans le titre, en version française du film de Ridley ScottAlien, le huitième passager. La version américaine, quant à elle, s’intitule tout simplement Alien.

Voici la liste des passagers retrouvés :

Membres d’équipage :

  • Lieutenant Pierre Chaintreau, Groupement Aérien d’Entraînement et de liaison (GAELI) 00.65.
  • Elève-officier de réserve Alain Giblan, GAELI 00.65.
  • Adjudant-chef Jean-Michel Reig, GAELI 00.65.
  • Adjudant Alain Gaudy, GAELI 00.65.
  • Sergent-chef Jean-Pierre Boutin, GAELI 00.65.
  • Aviateur Bertrand Courbier, GAELI 00.65.
  • Adjudant-chef Jacques Deville, armée de l’Air, Groupement d’entretien et de réparation des matériels spécialisés (GERMAS) 060.
  • Sergent-chef Claude Touzeau, armée de l’Air, GERMAS 15.060.
  • Légende ou réalité, un vingt-deuxième corps n’a jamais été identifié…

Passagers

  • Amiral Robert Landrin, de l’État-major des armées (EMA).
  • Ingénieur général Édouard Billion (EMA).
  • Général Jean-Marc Pineau (EMA).
  • Colonel Charles Birckel (EMA).
  • Colonel Alain Rolland de Chambaudoin d’Erceville (EMA).
  • Capitaine de Corvette André Bouteiller, du Ministère de la Défense (MINDEF).
  • Jean Gaume, du Commissariat à l’énergie atomique (CEA).
  • Paul Johann (CEA).
  • Jean Labussière (CEA).
  • Hubert Lefebvre de Laboulaye (CEA).
  • Jacques Mabile (CEA).
  • François Ronteix (CEA).
  • Georges Tirole (CEA).

  • Le mois suivant, en avril 1971, c’est tout simplement un Beechcraft Bonanza qui se volatilise dans le Triangle de la Burle. Il ne sera jamais retrouvé, ni aucun de ses passagers.
  • Le mardi 1er juin 1971, un Cessna revenant de Fréjus s’écrase à Saint-Front, près du lac Arcône. Les habitants précisent alors que le lieu est fréquemment survolé par « des machines volantes et soufflantes ».
  • Le jeudi 17 Février 1972, un avion de tourisme de type Robin DR 253 Regent se crashe. Les conditions météo étaient mauvaises avec un épais brouillard.
  • Le vendredi 1er août 1975, crash d’un avion à Marat (Puy de Dôme).
  • Le mardi 18 Avril 1978, un avion de tourisme s’écrase après avoir heurté l’angle d’un immeuble de la commune de Montpezat-sous-Bauzon (Ardèche). Les conditions météos étaient une nouvelle fois très mauvaises.
  • Le samedi 6 septembre 1980, à Saint-Vincent-de-Barrès (Ardèche), un avion militaire koweïtien est frappé par la foudre et explose dans le ciel. Le pilote et les sept passagers périssent.
  • Le jeudi 18 septembre 1980, un avion est signalé en perdition au mont Devès. Il est vu entouré de feu et de fumée. Parmi les témoins, des gendarmes. Les secours sont envoyés mais l’épave ne sera jamais localisée. Le plus étrange est qu’aucune disparition d’avion n’est signalée. C’est l’un des premiers cas français de ce qui s’appelle un « crash de rien » (ghost crash en anglais) et il n’y aurait que 22 cas recensés dans le monde.
  • Le mercredi 24 septembre 1980, un avion dont le moteur fume abondamment accroche la cime des arbres et s’écrase près de Saint-Agrève (Ardèche).
  • Le jeudi 22 janvier 1981 correspond au signalement d’un nouveau cas de « crash de rien », toujours aux alentours du Mont Devès. C’est le deuxième dans le Triangle de la Burle.
  • En février 1981, un troisième « crash de rien » est déclaré. Les gendarmes recueillent de nombreux témoignages concordants d’un avion en difficulté à basse altitude (feu, fumée et moteur avec des ratées…), dont aucune trace ne sera jamais ne sera retrouvée.
  • Le mercredi 28 mars 1984, un avion à réaction survole Privas en dégageant une fumée noire. Il finit par s’écraser près de Saint-Agrève.
  • Le samedi 12 mai 1991, au mont Alambre, un Piper Apache (avion bimoteur de tourisme, appelé Aztec dans sa version plus récente) de l’Aéro-club d’Auvergne s’écrase dans la matinée s’écrase aux Estables suite à un changement de cap. Le pilote et deux passagers périssent dans le choc mais une adolescente de 16 ans, Dorine Bourneton, reste bloquée dans les décombres toute une journée avant d’être secourue. Paralysée des membres inférieurs après l’accident, elle se bat pour réaliser son rêve : devenir pilote.
  • Le mercredi 14 août 1991, un hélicoptère a en effet heurté une ligne à haute tension sur la commune de Chomérac.
  • En mars 1996, un Piper Aztec disparaît au-dessus du Triangle de la Burle.
  • Le mardi 24 décembre 1996, c’est un avion de tourisme qui atterrit violemment entre Sagnes et Goudoulet, sur une zone marécageuse.
  • Le mercredi 6 septembre 2000, un bombardier d’eau s’écrase dans le secteur du Burzet (Ardèche).
  • Le dimanche 13 octobre 2002, un ULM s’écrase sur la commune de Jaujac.
  • Le lundi 14 avril 2003, un avion de tourisme s’écrase à Saint-Marcel-d’Ardèche.
  • Le samedi 23 avril 2005, c’est un autre avion de tourisme qui chute entre Villeneuve-de-BergSaint Germain et Sauveplantade.
  • Le vendredi 28 décembre 2006, un avion en flammes se crashe sur la commune de Saint Sernin.

Au total, il y a eu près de 70 accidents d’avions dans ce périmètre, pourtant 1 000 fois plus petit que le triangle des Bermudes.

ÉPILOGUE

Que retenir de ce long article et de ce long enchaînement d’accidents, mortels pour la plupart ?

Si l’on s’en tient aux faits, on peut considérer que chacun, pris individuellement, a bien une explication rationnelle, technique ou mécanique. Seulement, la concentration de crashes similaires dans une même région pose problème, à moins que l’on considère qu’il s’agit d’une zone particulièrement perturbée au plan météorologique, une zone à contourner, pour ne pas être pris dans la tourmente.

En revanche, le lecteur peut également opter pour des conclusions plus surnaturelles ou inexplicables en l’état actuel de nos connaissances scientifiques actuelles. La zone n’abrite-t-elle pas le Tchier de Borée, un cercle de menhirs mystérieusement posé à flanc de colline, signe que de lointains ancêtres auraient lait là des rencontres du troisième type ? Il est vrai que les OVNIS sont passés de mode mais, dans ces années-là, nombreuses sont les personnes à témoigner de l’apparition de phénomènes étranges. Des lueurs mystérieuses dans le ciel, qui avancent lentement, puis accélèrent à la vitesse de l’éclair. Facile, pour les autorités, de parler de phénomènes hallucinatoires et de classer les affaires. Pourtant, en ces temps-là, mon père, gendarme en Alsace, nous a fait part de ses observations, une première fois en patrouille avec des collègues au Champ du feu, point culminant des Vosges bas-rhinoises (1 098 m), une deuxième fois, un soir, en compagnie de ma mère, juste sur le palier de la maison, dans le Jura alsacien… deux zones réputées pour leurs vestiges préhistoriques et, jadis, fréquentés par les druides.

Deux témoignages difficilement réfutables. Les OVNIS relèvent-ils des phénomènes réguliers, observables à des périodes particulières de l’Histoire et de la préhistoire ? Si ces phénomènes ont été observés à travers les siècles, nul doute qu’ils se reproduiront un jour ou l’autre…


SOURCES

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