Éditorial 1 – Qui a tué la Mer de glace ? L’accusé entre « Flygskam » et réalité


Le mardi 3 novembre 2020, Twitter relayait le texte laconique suivant :

L’auteur de ce message se positionnant lui-même dans le Val-d’Oise (95)… il n’est peut-être pas familier des questions d’aviation dans les Alpes. C’est donc bien volontiers que l’équipe de Pilote de montagne (PDM) lui propose une réponse circonstanciée.

La problématique exposée, de manière très lapidaire il est vrai, établit un lien direct entre la poursuite des vols en avions et en hélicoptères au-dessus du mont[1] Blanc et la disparition de la mer de Glace. La formulation restant très vague et connectant des questions à la fois très générales et très locales, il nous faut donc traiter le sujet dans sa globalité.

DES DÉRÈGLEMENTS CLIMATIQUES INCONTESTABLES

Il est vrai que chacun d’entre nous peut, à son modeste niveau, et partout dans le monde, constater les effets néfastes des changements climatiques en cours : sécheresse périodique et de plus en plus longue pour les agriculteurs (y compris dans le nord de la Scandinavie), épisodes pluvieux et orageux inouïs, aux effets dévastateurs (comme dernièrement dans les Alpes-Maritimes [06])…

Outre les effets particulièrement visibles de la montée des mers sur nos côtes, la disparition des glaciers, aussi bien dans les Alpes qu’en Islande[2], marque un tournant dans la prise de conscience collective d’un phénomène généralisé et potentiellement irréversible.

Dans ce panorama particulièrement sombre, la quasi-disparition de la mer de Glace ne constitue que l’une des manifestations spectaculaires de l’ébranlement généralisé du Massif du Mont Blanc[3]

L’IMPACT DES ACTIVITÉS DE TRANSPORT

Ce dérèglement climatique est-il imputable aux seuls avions et aux seuls hélicoptères survolant cette chaîne montagneuse ? Si c’était véritablement le cas, il suffirait d’interdire son survol par tout type d’aéronef afin de régler instantanément et définitivement la question. Malheureusement, et les adeptes de la pensée magique en seront pour leurs frais, les causes des dérèglements en cours sont multiples et doivent être prises en compte de manière globale. Cependant, la mer de Glace se situant en France, nous ne prendrons en compte que les statistiques d’origine française pour étudier l’impact des activités humaines sur cette zone particulière[4].

Tout d’abord, force est de constater que les émissions de Gaz à effet de serre (GES) imputables aux seuls transports aériens ne comptent que pour 3,7 % dans le bilan global national des émissions imputables aux transports en général, les transports non routiers (transport ferroviaire, maritime et fluvial, autre…) ne représentant d’ailleurs que 5,2 % de cet ensemble.

De l’étude du diagramme ci-dessus, il ressort que l’essentiel des GES produits par les moyens de transport routiers provient des véhicules particuliers (53,2 %), mais aussi des véhicules utilitaires (19,3 %), des poids lourds (21 %) et des deux roues (1,3 %). Au bilan, ce sont bien 94,8 % des émissions de GES qui sont générées par la circulation routière dans notre pays, dont une part non négligeable pour des besoins logistiques. Ce bilan peut, bien entendu, être relativisé si l’on tient compte du fait que le bilan GES des moyens de transport ne compte que pour 29 % des émissions totales en France.

En réalité, le transport aérien ne représenterait que 1,1 à 1,2 % des émissions totales en France !

Ce bilan assez inattendu pourrait lui-même être grandement relativisé. En effet, si la part de l’impact en émissions de GES provoqué par les transports en France est bien plus élevée qu’ailleurs en pourcentage, c’est que l’électricité générée par le nucléaire abaisse très sensiblement le bilan de consommation de fuel lourd dans les centrales thermiques.

UNE POLLUTION AUX CAUSES MULTIPLES

Si l’on se fie aux statistiques officielles, le principal fléau serait la route. Pour ce qui est de la vallée de Chamonix, il suffit d’escalader les contreforts du glacier des Bossons, en été, pour se rendre compte de la pollution (visuelle, olfactive et sonore) générée par la file ininterrompue de poids lourds empruntant la montée vers le Tunnel du mont Blanc pour s’en rendre compte. Cette pollution n’est pas seulement constatée à Chamonix même. En effet, ce sont toutes les villes et les villages bordant l’autoroute A40 Genève-Sallanches, puis la route nationale N205 Sallanches-Chamonix, qui sont touchées. Dans un article du Parisien paru fin avril 2018, il apparaît que ce sont 1,6 millions de voitures particulières et 600 000 poids lourds, ces derniers relevant principalement du Transport international routier (TIR), qui empruntent cet itinéraire chaque année, la pollution générant 85 morts par an dans la vallée de l’Arve[5].

À cette source de pollution, directe et indirecte, s’ajoute l’accumulation des fumées générées par les innombrables chauffages individuels d’habitations qui le sont tout autant. Ce problème étant bien connu dans l’ensemble de la région (c’est vrai aussi bien à Grenoble, Chambéry qu’Albertville et ailleurs…), peut-on pour autant remplacer (facilement) le fuel ou le bois pour se chauffer sans impacter le climat local en hiver ? Poser la question, c’est y répondre. Les progrès seront lents.

Bien sûr, on pourrait dire, en regardant les photos de combes noyées dans des nuages de particules fines, qu’on ne parle que des fonds de vallée, et non des glaciers et des sommets enneigés, que cette pollution-là ne toucherait pas. C’est, malheureusement, un mauvais calcul. En effet, la promenade déjà évoquée au-dessus du Tunnel du mont Blanc est littéralement suffocante et les GES générés par la circulation routière finissent bien dans les hautes couches de l’atmosphère, provoquant ainsi le réchauffement climatique dénoncé.

Rappelons au passage « que la plus grosse centrale à charbon allemande pollue davantage que le secteur aérien français dans son ensemble. Une comparaison qui nécessite néanmoins d’être replacée dans le contexte de la production de C02, où l’aérien n’occupe en France qu’une place mineure en comparaison, par exemple, avec le transport routier[6]. »

Malgré ces chiffres éloquents, les pilotes de montagne seraient bien avisés de prendre conscience de l’hostilité viscérale qu’engendre leur activité. Reconnaître que certaines personnes et certains relais d’influence s’acharnent sur l’aviation en général, et sur le vol en montagne en particulier, permettra de construire des argumentaires étayés, voire irréfutables, et de préparer l’avenir.

GES GÉNÉRÉS PAR LES HÉLICOPTÈRES

Traitons de la question des survols d’hélicoptères en premier lieu. Force est de constater que ce genre d’aéronef, rare et cher, est véritablement inaccessible à la propriété pour le commun des mortels. L’exploitation des hélicoptères est donc plutôt du ressort de sociétés de transport de personnes ou de travaux en moyenne et en haute montagne, quand il ne s’agit pas d’instances étatiques comme la Sécurité civile et la Gendarmerie nationale. Par conséquent, il n’y a pas tant d’hélicoptères que cela en service, ce que n’importe quel observateur objectif peut constater de visu.

Ajoutons qu’on ne compte que 16 hélistations pour toutes les Alpes françaises (dont seulement deux à proximité immédiate du mont Blanc[7]) et que toute dépose de personnes, et tout particulièrement de skieurs, est strictement interdite en France[8], et l’on comprendra qu’hormis quelques vols touristiques, l’essentiel des survols hélicoptères en haute montagne visent des but utilitaires ou humanitaires.

Bien sûr, un hélicoptère Airbus EC-145 consomme 300 litres de Jet A-1 (kérosène) à l’heure, soit l’équivalent de 10 poids lourds ou de 43 voitures particulières aux 100 kilomètres. Cela semble beaucoup, mais il y a rarement plus de deux hélicoptères en service dans le massif en même temps. Loin d’être négligeable, le bilan carbone doit cependant être mis en regard des services rendus, principalement dans le cadre de missions de recherches et d’évacuation sanitaire en haute montagne enneigée, surtout là où les avions (et donc les secouristes) ne peuvent pas se poser et, par conséquent, intervenir.

GES GÉNÉRÉS PAR LES AVIONS

Contrairement à ce que laisse entendre le tweet signalé en introduction de cet article, les vols commerciaux empruntant les routes aériennes alpines ne sont pas si nombreux que cela. De toute manière, les GES spécifiquement générés au-dessus du massif Alpin entrent dans les statistiques générales et ne peuvent être directement rendus, à eux tout seuls, responsables de la disparition de la mer de Glace. Abandonnons donc cette piste pour nous consacrer aux seuls avions véritablement visibles dans la haute vallée de l’Arve.

Ce genre d’aéronef étant définitivement supplanté, sauf exception, par l’hélicoptère pour les missions utilitaires et humanitaires en haute montagne, ne restent apparemment que les activités de tourisme, ce qui est faux. En effet, l’atterrissage et le décollage sur glaciers l’hiver (ou sur altisurfaces herbeuses l’été) doivent demeurer des savoir-faire maîtrisés par les pilotes de montagne opérant dans le cadre des aéroclubs encadrant encore cette activité. La capacité « hélicoptères de secours » pouvant, dans certains scénarios-catastrophes (tsunami de montagne[9] [10], avalanches exceptionnelles…), s’avérer insuffisante, ces avions pourraient, à défaut de se poser au plus près des sinistrés, effectuer des missions de reconnaissance ou de parachutage de moyens de survie…

Bien sûr, un avion de taille moyenne (prenons, par exemple, un Jodel D-140 « Mousquetaire » opéré par une société d’aviation proche de Chamonix) consomme environ 35 litres d’essence à l’heure[11], soit l’équivalent d’un poids lourd ou de cinq voitures… seulement ! Pour établir des parallèles, il faut se dire qu’un avion de tourisme est plutôt comparable à une voiture de rallye développant une puissance importante dans certaines phases de vol.

N’oublions pas, non plus, que si le vol-montagne a un coût, le bonheur qu’il procure n’a pas de prix. Ainsi, tout titulaire d’une licence de pilote privé (PPL) peut prendre des cours dans un aéroclub agréé et obtenir un brevet spécifique après formation tout en survolant tous les types de massifs et en s’accoutumant à tous les altiports existants. De même, n’importe qui peut effectuer un vol touristique, à la condition d’en avoir envie et, parfois l’audace. En effet, ce genre de baptêmes de l’air est très abordable et procure des sensations inoubliables. En particulier, Pilote de montagne (PDM) conseille le tour de la haute vallée de l’Arve, qui comporte, outre le survol des aiguilles Rouges, la pénétration dans les vallées du Massif du Mont Blanc et le survol des glaciers du Tour, d’Argentière, de la vallée Blanche et du jardin de Talèfre…

ET ALORS ?

Bien qu’irréfutables, ces données peuvent toujours être contestées par qui cherche à polémiquer sur un aspect particulier des choses. Ā rebours des rumeurs ambiantes, Pierre Georges (journaliste [TourMaG.com]) lance la contre-attaque dans un article publié par le lundi 10 Février 2020[12] et intitulé Avion, pollution et CO2 : l’opinion biaisée du grand public :

« Alors que le consensus des scientifiques sur l’impact environnemental du transport aérien s’accorde à établir la contribution de l’aérien mondial entre 2 et 3 % des émissions globales de CO2 (en comparaison, les activités liées à internet sont à 4 % et celles du textile et de l’habillement sont à 8-10 %), les Français sont plus de 80 % à penser que l’aérien pollue plus que ces deux secteurs. Dans le même temps, 90 % des répondants surestiment la part du transport aérien dans les émissions mondiales de CO2, et 50 % d’entre eux pensent qu’il en représente plus de 10 %. »

Pierre Georges revient également sur le terme suédois « flygskam »[13] (honte de prendre l’avion…) qui, créé en 2017 (certainement sous l’impulsion de l’activiste Greta Thunberg), s’est largement répandu en ligne au cours de l’année 2019. Si cette campagne de dénigrement ne semble pas véritablement prendre en France, elle a un certain impact en Allemagne et dans les pays scandinaves : ainsi, « alors que les émissions de CO2 par passager transporté ont diminué de 25 % au cours des 15 dernières années, 90% des répondants pensent aussi qu’elles ont augmenté ou été stables. »

Ce qui est vraiment intéressant dans cet article, c’est sa conclusion : « Il est nécessaire pour l’ensemble des acteurs du transport aérien de faire preuve de pédagogie concernant les efforts environnementaux déjà réalisés tout en soulignant la nécessité d’adopter des objectifs encore plus ambitieux concernant la réduction absolue de leurs émissions de CO2. » Nous rajouterons que ce qui vaut pour le transport aérien vaut aussi pour l’aviation de montagne…

« UNE SEULE SOLUTION : LA RÉVOLUTION ! »[14]

Avec le COVID-19, l’aviation générale n’est pas seulement en danger, elle a déjà un genou à terre. C’est le moment qu’a choisi Airbus pour dévoiler trois concepts d’avions propulsés à l’hydrogène[15] désignés sous le nom de code « ZEROe » pour zéro émission : le Turbopropulseur, le Blended-Wing Body (BWB) et le Turbofan, tous trois aboutissant à des mises en service à horizon 2035.

L’aviation dite de tourisme n’est pas en reste. En effet, comme le souligne Bertrand Piccard, Président de la Fondation Solar Impulse[16], les émissions de GES au plan mondial sont engendrées à 40 % par la mauvaise isolation des habitations et à 25 % par les transports terrestres, qui génèrent 7 millions de morts chaque année[17]. Même les réseaux informatiques, qui génèrent 4 % des GES, polluent plus que l’aérien (3 %). Par conséquent, pour véritablement inverser la courbe, les petits gestes ne suffisent pas. Il faut mettre à profit la crise actuelle pour initier des changements reposant sur des ruptures technologiques, elles-mêmes capables de renforcer, voire régénérer l’acceptation du public. Les technologies innovantes existent, il faut simplement avoir la volonté de les mettre en service, bien plus vite et plus tôt que prévu.

Toujours pour Bertrand Piccard, la plupart des avions commerciaux fonctionneront bientôt à l’hydrogène et les avions de tourisme avec des batteries ou des moteurs hybrides (électricité et biocarburant). Ainsi, la société israélienne Eviation Alice[18] livrera un avion électrique de neuf places à la société Cap Air[19] en 2022. De même, En France, le jeudi 22 octobre 2020, la société Voltaéro annonçait le lancement d’un avion hybride électrique capable de transporter 10 passagers, celui-ci décollant de Royan (17/Charente-Maritime) pour entamer un Tour de France aérien. Cependant, la révolution électrique est déjà en marche en Suisse avec la certification du deux-places Pipistrel Velis Electro 128[20] en juin 2020, avion destiné, dans un premier temps, à l’entraînement des futurs pilotes.

ÉPILOGUE

Si l’innovation représente la seule planche de salut d’un secteur désormais sinistré, il ne faut pas s’attendre à une trêve de la part des Cassandres établissant un lien direct entre les activités aériennes, prises dans leur ensemble, et la disparition de la mer de Glace aujourd’hui, des domaines skiables demain.

Preuve en est que, profitant des confinements successifs et de l’arrêt, momentané ou total, des activités aéronautiques (ce qui est cas des aéroclubs, par exemple), certains milieux, surfant sur la vague d’une écologie montante, s’en prennent à des associations fragilisées pour tenter de faire fermer les terrains censés créer des nuisances intolérables pour les riverains. Même des terrains ne comprenant absolument aucune infrastructure, comme Sallanches (LFHZ)[21] par exemple (qui a dû fermer fin août 2020), sont désormais en danger.

Il est donc du devoir de tout pilote en général, et de tout pilote de montagne en particulier, de :

  • faire taire les querelles intestines pour ne défendre que l’intérêt général d’un secteur en danger de mort ;
  • se mobiliser (comme le demande Pierre Georges) pour rétablir la vérité des faits dès qu’une infox[22] apparaît sur Twitter, sur un blog ou dans une publication papier, quel qu’en soit le type…

C’est à cette tâche que s’attèlent, depuis leur création le mercredi 8 septembre 2020, notre site Pilote de montagne (PDM) et notre compte Twitter @PiloteMontagne

Bernard AMRHEIN


SOURCES

  • Les Français et l’impact environnemental du transport aérien : entre mythe et réalité / Les carnets de la chaire Pégase /Montpellier Business School (MBS) n° 1, février 2020.
  • Pollution : au pied du Mont-Blanc, la vallée de l’Arve est au bord de l’asphyxie Article rédigé par Carole Bélingard, France Télévisions, publié le 21 /01/2015 16:24

https://www.francetvinfo.fr/meteo/particules-fines/pollution-au-pied-du-mont-blanc-la-vallee-de-l-arve-est-au-bord-de-l-asphyxie_803199.html

  • Entretien avec Bertrand Piccard, président de la fondation Solar impulse. (Le Podcast de l’aviation), par Frédéric Beniada, le 28 octobre 2020, journal-aviation.com

NOTES :

[1] Pour mémoire, Pilote de montagne (PDM) suit les préceptes du Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale (LRTUIN) pour l’orthographe des noms propres en géographie (pages 89 à 94). Document téléchargeable ICI.

[2] Un glacier a disparu en Islande, 19 août 2019 :

 

[3] EN IMAGES. Mont-Blanc : ces écroulements qui ont marqué le massif Drus. Éboulements 11-09-2011, Kouznetsova Galina.

[4] DATALAB, Chiffres clés du climat, France, Europe et Monde, Édition 2020, Commissariat général au développement durable.

[5] Pollution : on suffoque au pied du mont Blanc, par Frédéric Mouchon, le 30 avril 2018 à 08h40, 

[6] « Une seule centrale à charbon allemande émet-elle vraiment « plus de CO² que tout l’aérien français ? », Thomas Despotz, 6 octobre 2020 à 18 h 12, sur lci.fr.

[7] Chamonix et Megève.

[8] Arrêté du 21 mars 2011 relatif aux conditions techniques d’exploitation d’hélicoptères par une entreprise de transport aérien public (OPS 3).

[9] Alpes-Maritimes : « C’est pratiquement un mini-tsunami », affirme Badaoui Rouhban, expert en prévention des catastrophes,par BFM-TV.

[10] Haute-Savoie : en 563, un gigantesque tsunami déferlait sur le lac Léman.

 

[11] Calcul effectué comme suit : un Jodel D-140 « Mousquetaire » disposant de deux réservoirs (contenant respectivement 90 et 120 litres) et son autonomie étant de 6 heures de vol, on obtient 210 litres sur 6 heures, soit 35 litre/h. Cette consommation est bien entendu théorique, le Conseiller technique de Pilote de montagne penchant plutôt pour une consommation moyenne de 40 litres/heure, soit un équivalent de 1,3 poids lourds et de 5,7 voitures particulières.

[12] Avion, pollution et CO2 : l’opinion biaisée du grand public / Étude de la chaire Pégase Rédigé par Pierre Georges le lundi 10 Février 2020.

[13] « Mais tous les secteurs n’ont pas fait l’objet de la même attention, et le secteur du transport aérien a fait l’objet d’une attention particulière en cristallisant les critiques. Un terme spécifique, le « flygskam », a même été inventé pour décrire la honte que devraient ressentir les passagers aériens, du fait des émissions de CO2 générées par leurs vols. Ce n’est pas vraiment un hasard si le terme pour décrire cette honte est un mot suédois. Le « flygskam » (la honte de prendre l’avion) est né d’une situation paradoxale concernant les Suédois. En dépit de leur fort engagement environnemental, les Suédois sont aussi des voyageurs fréquents. Avec en moyenne 2,35 vols par habitant chaque année, ils volent entre 4 et 5 fois plus que la moyenne mondiale (0,55 vol par habitant en 2018)1. Cette prise de conscience pose des questions éthiques pour de nombreux Suédois, certains développant même un sentiment de honte et de culpabilité à l’idée de prendre l’avion. » Les Français et l’impact environnemental du transport aérien : entre mythe et réalité / Les carnets de la chaire Pégase /Montpellier Business School (MBS) n° 1, février 2020 (voir PDF ci-dessus dans la rubrique « Sources »).

[14] Titre d’une affiche placardée en mai 1968.

[15] Airbus dévoile trois avions qui seront propulsés à l’hydrogène.

[16] La Fondation Solar Impulse lance l’Alliance Mondiale pour les Technologies Propres à la COP22 !

[17] Écoutez l’Entretien avec Bertrand Picard, président de la fondation Solar impulse (Le Podcast de l’aviation), par Frédéric Beniada, le 28 octobre 2020, journal-aviation.com (ci-dessus).

[18] EVIATION.

[19] Information à préciser.

[20] PIPISTREL.

[21] Fermeture actée de l’aérodrome de Sallanches, AEROBUZZ.

[22]  INFOX : (XXIe siècle) Mot-valise composé de info et de intox, proposé par la Commission d’enrichissement de la langue française comme équivalent francophone de fake news.

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