ÉDITORIAL 14 – LE SITE INTERNET PILOTE-DE-MONTAGNE.COM (PDM) A UN AN


Le 1er septembre 2020, Stéphane Gaudin et moi-même lancions le site Internet PILOTE-DE-MONTAGNE.COM une semaine avant de lancer le compte Twitter associé, @PiloteMontagne. Ce défi, mous nous le lancions également à nous même. En effet, comment intéresser un assez grand nombre d’abonnés à un domaine particulier, l’aviation de montagne, réputé assez élitiste et discret. En ce jour de notre premier anniversaire est venu le moment de tirer les enseignements de notre action et de dresser des perspectives pour l’avenir…

NOS OBJECTIFS

Pilote de montagne (PDM) est une association à but non lucratif accueillant tous les amoureux de l’aviation en général, et du vol en montagne en particulier.

S’appuyant sur le savoir-faire et l’expertise accumulées par Robert Merloz (1936-2009), ce site Internet vise à mettre à la disposition des internautes, de manière totalement libre et sous différentes formes, le document qu’il a rédigé et illustré juste avant sa disparition.

Notre ambition est on ne peut plus claire : rappeler le souvenir d’un homme exceptionnel et d’une référence du vol en montagne tout en élargissant cet enseignement à tous les domaines de l’aviation de montagne, dont je propose, personnellement… la définition suivante :

« La notion d’aviation de montagne englobe toutes les activités aériennes se déroulant en milieu montagneux, qu’elles soient privées ou étatiques, civiles ou militaires, professionnelles, sportives ou de loisir, quel que soit le vecteur aérien considéré et quel que soit le type de massif dans lequel elles se déroulent. » Bernard Amrhein


Cette définition pourrait désarçonner plus d’un pilote de montagne « traditionnel », mais nous considérons qu’au quotidien, les pilotes d’hélicoptère de la gendarmerie nationale et de la protection civile, les pilotes d’hélicoptères privés, les parapentistes établissant des records d’altitude, voire même les adeptes du Wingsuit sont des pilotes de montagne à part entière, au même titre que les pilotes de loisir… C’est éminemment discutable, mais c’est notre parti pris

Fidèles à la mémoire, de Robert Merloz nous articulons ce site autour de l’ouvrage intitulé Pilote de montagne, du rêve à la réalité, en le déclinant progressivement en différentes versions PDF téléchargeables, que ce soit sous la forme de chapitres indépendants ou de cours prêts à l’emploi destinés aux formateurs.

NOTRE STYLE

Cette première année d’existence a été l’occasion de découvrir, quasiment au jour le jour, l’exaltante vie des pionniers de l’aviation de montagne, leurs exploits, leurs bonheurs, leurs déboires aussi… Nous avons donc été constamment contraints, par notre éphéméride, à produire d’importants efforts de rédaction pour « tenir la cadence » et coller, le plus possible, au calendrier.

Dilemme : faut-il se cantonner à la rédaction de courtes fiches, forcément lapidaires, ou, bien au contraire, rechercher l’exhaustivité, en proposant aux lecteurs des articles aussi complets que possible, compilant l’ensemble des documents existants, quelque en soit l’origine, française ou étrangère, ou la nature (livre, article, vidéo, podcast…)… l’objectif étant de constituer, avec le temps, une sorte de bibliothèque électronique offerte à tous les experts du domaine montagne et de l’aviation, tout comme aux néophytes en quête de rêve ou se découvrant, à notre lecture, une vocation de pilote…

Donc, oui, notre ambition est de constituer une véritable ode à l’aviation de montagne, certes émaillée d’exploits, mais aussi de moments de profonde douleur (c’est tout cela, le sel de la vie…), d’exemples aussi, une ode grâce à laquelle chacun trouvera des motifs de satisfaction et de motivation dans sa vie quotidienne.

BILAN D’UNE ANNÉE DE FONCTIONNEMENT

Fin août 2020, nous partions concrètement de zéro. Dans ces conditions, très grande était notre marge de manœuvre… Aujourd’hui, nous pouvons mesurer les premiers résultats.

Collaborateurs et partenaires

Mes premiers remerciements, je les adresse à mon fidèle Stéphane (Gaudin), notre Webmaster, sans qui Pilote de montagne serait resté, et pour longtemps encore, à l’état de projet. Je salue ici sa disponibilité sans faille, la ponctualité et l’esprit d’initiative qui en font un collaborateur précieux de notre entreprise. Je salue également son éclectisme, au sens noble du terme, sa curiosité, même, car rien ne le prédisposait à s’intéresser à des domaines aussi éloignés les uns des autres que la géopolitique, la culture et la pensée militaires (avec le site Internet THEATRUM BELLI et la collection G2S qu’il héberge, le site Internet consacré à l’opération DAGUET aussi…), l’aviation de montagne (avec PDM) et le site Internet du magazine MARINE & OCÉANS

Je remercie également très chaleureusement Jean-Marie Urlacher, photographe au magazine Info-Pilote qui, dès 2019, a mis à notre disposition les images nous permettant de démarrer notre site et qui, occasionnellement, compte au nombre de nos éditorialistes.

Puis, dès le 8 novembre 2020, Gérard David nous a rejoint en tant que Conseiller technique avec la délicate mission de nous servir de référence en matière de vol montagne. Gérard, tout le monde de l’aéronautique le connaît et le reconnaît, en France comme à l’international, comme un pilote de montagne émérite, mais aussi comme un pilote capable de voler sur différents types d’appareils, à voilure fixe comme à voilure tournante. Éditorialiste du magazine Piloter, il agrémente également notre site Internet de fameux coups de gueule dont j’essaie, à l’occasion, d’imiter le style, mais force est de constater que je ne lui arrive pas à la cheville en la matière.

Enfin, il ne faut pas oublier les abonnés de la première heure, ceux qui ont cru en nous et nous ont encouragé à poursuivre sur notre ligne de crête, tout comme ceux qui nous rejoignent quotidiennement tout au long d’un parcours sinueux semé d’embûches. Un grand merci à nos lecteurs assidus, dont le nombre croîtra encore et encore, du moins je l’espère.

Quelques chiffres

Dès que l’on parle de bilan annuel, il faut aligner quelques chiffres, non pas seulement pour paraître sérieux et crédible, mais aussi pour voir si l’on a progressé… ou non. Dans notre cas, partant de zéro, nous ne pouvions que progresser et le bilan est donc particulièrement positif.

En douze mois, nous avons publié la bagatelle de 128 articles, la plupart relativement longs. Les blogueurs et autres rédacteurs en chef apprécieront cet effort à sa juste valeur.

Concernant le nombre de consultations de PILOTE-DE-MONTAGNE.COM, nous en sommes à plus de 180 000 visites depuis la création avec une moyenne actuelle de 16 000 visiteurs uniques par mois. 

ET MAINTENANT ?

Forts de ce premier bilan, quelles pistes explorer pour la période qui s’ouvre à nous ? Devons-nous reconduire l’existant, capitaliser sur la bibliothèque existante… ou innover complètement ? Dans ce dernier cas, la tâche serait ardue étant donné notre sujet principal.

Dans tous les cas, et cela vaudra également pour notre compte Twitter, nous avons pris la résolution de ne plus égrener la longue liste des catastrophes et des crashes aériens « historiques », mais de les cantonner à un onglet spécialisé dénommé « accidentologie »[xi], dans lequel les documents seront mis à jour autant que de besoin en fonction de nos recherches… et des nouveaux accidents détectés ou à déplorer au quotidien. L’idée n’est pas de cacher le fait que l’aviation – surtout en montagne – est une activité dangereuse, mais bien d’insister sur ses aspects positifs, au plan technique et au plan personnel aussi bien qu’au plan humanitaire, qu’elle engendre pour les praticiens.

Bien entendu, il s’agira aussi d’achever l’œuvre entreprise voici un an, à savoir la publication des chapitres 10 à 15 de l’ouvrage original de Robert Merloz intitulé Formation du pilote de montagne, du rêve à la réalité, quelque peu délaissé du fait d’activités professionnelles en plein essor… Une fois ces derniers chapitres en ligne, il faudra bien penser à rassembler l’ensemble sur notre site Internet et, pourquoi pas, à le relier sous la forme d’un ouvrage sous forme papier. Une sorte de collector, quoi…

Et puis, après l’Europe et l’Amérique du Sud, il nous restera à explorer de nouvelles contrées propices à l’aviation de montagne, comme les montagnes Rocheuses et l’Alaska par exemple.

ÉPILOGUE

Nous avons bien avancé mais il reste encore beaucoup à faire pour être à la hauteur de nos ambitions initiales.

C’est pourquoi nous reprenons la plume pour préparer de nouveaux articles et, par leur intermédiaire, faire découvrir à nos lecteurs certaines facettes insoupçonnées de l’aviation de montagne, historique et contemporaine.

Rendez-vous vous est donné dans nos colonnes.

Bernard Amrhein

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